Evidence Poétique

26 avril 2008

Le vierge des maux

Publié par evidencepoetique dans PLUMES EMBRASSEES

Si du jour qui s’étend je n’ai plus d’écriture
Plus de fleurs ni de mots à composer de lignes
S’arrachent des instants, de ces fautes futures
En feuillets de grimaud trempé de trop de signes.

Et si l’hier se plait à conjuguer mes doutes
Abreuvant mes quatrains de refrains incessants
Tout s’écrit telles plaies qui font mal, qu’on redoute
Où est passé l’entrain, ce remède impuissant ?

Alors que c’est l’été sur un chemin de vie
Qu’on devrait y cueillir les rançons du printemps
Seul, fané, l’il était une fois une envie
Gît au seuil de vieillir défraîchi par le temps.

Si la nuit, les ombres ne profilent sur l’en « vers » du décor,
Que les rides profondes de mes parchemins éphémères,
Bafouant les rimes dans la démesure de mes métaphores,
Le vœu de silence substituera son encre au goût de l’amer.

Et si parfaire demain devait mourir cette fleur de l’âme,
Derrière le miroir sans tain de ses parfums interdits,
Pleurés en souillés de pétales que les souvenirs diffament,
L’inachevé de la plume serait-il purgatoire ou paradis ?

Alors que l’espérance abreuve de trésors les ruisseaux,
De nos échappées belles mûries à l’ombre des saisons,
Le sol dérobe sous nos pieds le vide de leurs échos,
Qui s’immolent dans les flammes de la désillusion.

 

Gemma & Evidence

26 avril 2008

Le poète

Publié par evidencepoetique dans PLUME SENS DESSUS-DESSOUS

Oui, ça crève encore les yeux, le cœur en amende, en intime.
On pourrait le voir bienheureux, avec la peur qui le sublime.
Mais les yeux levés vers son ciel, déversent ces gouttes de pluie
Trop de larmes…ces essentiels. La fin d’un hiver… la survie.
Installé là dans son fauteuil, le calme a pris son apparence
Un encrier comme cercueil, les feuilles choient telle l’absence.
Déluges de cris en ses doigts, l’angoisse au sein de ses prières
L’orage s’étouffe en sa voix, le soleil gît sur ses paupières.
Qui peut « falloir un éternel », en chaque vie, en chaque vœu ?
Un bout d’accord dans le charnel ? Un bout de soi même boiteux ?
Mais ça crève encore les mains maquillées d’encre et de caresses
L’amour s’écrie en parchemin, alliant l’envie et la tendresse .
Les mots comme unique raison déchirent un bout d’existence
Lavant, foulant toute passion pour l’accusé d’une souffrance.
Installés là au quotidien, ses vers s’opposent à la nuit
Le jour à beau feindre l’éteint, la mémoire dort avec lui.
Puis l’inconscient en bouclier froisse ses draps et puis sa peau
Car dans son lit toujours défait, repose un antan, son bourreau.
Qui peut « souffrir un idéal » en chaque mots, en chaque cœur ?
Un fou destin qu’on dit banal ? L’espoir narré tel un auteur ?
Et ça crève encore le corps feignant succomber à l’hier
La vie se compare à la mort, un doux supplice au goût d’enfer.
Le silence comme témoin, accouche l’écrit d’un « Pourquoi »
La symphonie souffle un besoin de s’amoindrir sans une croix.
Installé là au bord du lit, l’égarement s’est éclairé
La plume étreinte d’insomnie, pleure un pesant de regretter
Alors s’érigent les « Comment », à fleur de peau, sur une page
Et se noircissent les tourments au seuil des lignes, des ombrages.
Qui peut « sombrer l’inspiration » au cœur de l’âme d’un poète ?
Un parfait d’Amour, l’illusion ? Ou l’altération d’une quête ?

26 avril 2008

Aux courbes d’un mirage

Publié par evidencepoetique dans PLUME SENS DESSUS-DESSOUS

Quand en sombre rictus s’étendra la poussière
Qu’au départ du brûlant survivront des raisons
Qu’au détour d’une nuit veillera l’abandon
La colombe sans mots éteindra la lumière.

Et vous verrez l’espoir laissé telle jachère
Pourfendre l’éternel, le nourrir d’illusion
Le baissé du rideau comme unique horizon
Dernier acte en cadeau d’un cœur sans la matière.

 

Mais là, corps dans le noir n’a jamais son pareil
Lorsqu’un songe éveillé tente le désespoir
Et qu’au termes du soir se brise le miroir.

 

Ni douceurs, ni soupirs comme ultimes soleils
N’ont écrit un destin sans le vrai d’un amour
A celui qui sensé, ne triche pas ses jours.

26 avril 2008

Ce trop de toi

Publié par evidencepoetique dans PLUME ATTRISTEE

 

L’absence a comme un goût d’âpre sur les murs

Ca résonne comme un rien au bord du vide

 

Comme un sourd assis au bord du lit

 

Comme un rêve mort-né qui tache d’une ombre

 

Qui s’attache au sombre,

 

Et ce silence

 

Ce silence

 

Fracassé en claqué de porte

 

Tous ces non-dit qui t’emportent

 

Qui m’emportent.

 

Et cette absence

 

Cette absence

 

L’absence a comme un air de nous

 

Ce Nous planté sur l’oreiller

 

Qui n’avait plus qu’un clou au bec

 

Qui n’aura plus d’Hier à sec.

 

Et l’arrogance

 

L’arrogance

 

Cette arrogance qui gifle l’or sous mes paupières

 

Toutes ces ressources qui me restent

 

Héritage d’un trop aimer.

 

D’un trop de toi.

 

D’un trop de moi.

 

Mais l’outrage te garde en vie

 

Et l’outrage est ma survie.

 

Et ça crève sur le papier

 

A petit feu, à petit toi

 

A demi mots que j’écorche

 

Qui se raturent dans mes yeux

 

A demi flots que je renifle

 

A demi corps qui me supporte.

 

Et cet amour!

 

Cet Amour

 

Les résidus de cet outrage

 

L’outrage de ce silence

 

Le silence de l’arrogance

 

Et l’arrogance de ton absence

 

Ca tourne en rond autour du lit

 

Ca tourne en rond dans mes tripes

 

Ca pue l’erreur sur le chemin

 

Ca s’ivre de toi… de noue le coeur

 

Ca pue l’amour et ça me crève.

 

Et cette absence

 

Cette absence

 

Ce goût de dérision dans mes doigts

 

Ca résonne comme ce cri que t’entends pas

 

Comme un paumé que t’as croqué

 

Sur une toile d’arrêt …. né.

 

Et ce silence

 

Ce silence

 

Qui cogne demain à coups de toi

 

Qu’a le pardon mort au combat

 

Ce truc qui triche avec l’espoir

 

Ce truc qui veille en insomnie.

 

Ce cendrier qui se remplit

 

Ces mégots morts au bord du vide

 

Ces déchirés dans mon bide

 

Et ces secondes trop bien nées

 

Que t’as laissé sur le papier

 

Que t’as laissé sur le chevet.

 

Ca pue l’erreur dans mes espoirs

 

Mais c’est le Tout qui s’indigeste

 

Mais c’est le souffle qui me reste

 

De ce toi

 

.

 

De cette absence

 

.

 

De ce silence

 

.

 

Ce silence

 

.


26 avril 2008

Et voilà que juste détresse

Publié par evidencepoetique dans PLUME ATTRISTEE

Douleur que tu fais mi-haine
Que reste-t-il des au revoir
Des lèvres qu’on posait
Sur les courbes des deux mains,
De l’horizon mal dessiné.
La peur d’omettre l’Un sensé ?
De croire en corps ce qui s’effrite ?
.
Mais les cris qui se crachent !
Comm’ pour éteindre les restes..
.
Le reste qui se meurt
Le reste qui s’indigeste
.
Après deux mains
Combien essoreront mes yeux
De pilules mal avalées
A coup de  » sors !  » que tu flagelles …
Et combien de ment iras-tu
Semer ailleurs…
Où l’on croisait
Nos fois en nos voix ?
.
Avant de crucifier vérités
Avant de crucifier mon âme..
.
Qu’y a-t-il après toute détresse ?
Le j’hais d’un éclat
Sorti des voix de ta peau ?
Sorti des tripes de tes mots ?
Un refuge niché dans l’histoire
Où restes de froidure
Deviennent maîtres de nos sangs ?
Un sentier des jamais ?
Brisées de pluies et du soleil ?
.
Qu’y a-t-il après tout de peine
Tout de Nous déshabillés
Nus de l’avoir et de l’étais?

Car j’étais… Oui
J’étais la route qui mène à toi
J’ai  » t’hais  » en travers de la gorge
J’étais  » l’après tout  » d’une peine..

Je suis l’après d’une détresse

.

.

26 avril 2008

A trop souffrir de souvenirs

Publié par evidencepoetique dans PLUME ATTRISTEE

Que le ciel me condamne

 

A errer en mon cœur, cet abysse abîmé

 

L’air y est parfumé de tes yeux

 

De ton ventre, de tes lèvres

 

Tout est dessein de toi, la sueur d’une absence

 

Qui d’année en année a figé mes instants

 

Et la tendresse…

 

La tendresse…

 

La flamme, écho de tes soupirs

 

Cette lueur au flou reflet des souvenirs

 

Otage de mes errances, de mes regrets.

 

Que le ciel me nourrisse

 

De tes mots mon âmour

 

Et si le peureux en mes doigts

 

N’avait pas tout de toi

 

Tout de trop

 

J’écrirais l’à venir sur ta peau

 

En la langue insensée, affolée

 

Qui de tes cils à conjuguer

 

Rebâtirait de ta bouche à l’espérance

 

Mes caresses….

 

Mes caresses…

 

Que le ciel me pourchasse

 

Jusqu’au précipice, mon âme

 

Que ces douleurs taries de larmes

 

S’abandonnent à tes pieds.

 

J’ai tant de fois troublé ton cou

 

A y mourir désabusé, anéanti

 

Par le silence de nos années

 

Et cet oubli trop inventé.

 

Je referais tous les châteaux

 

Laissés pour ruine à tes côtés

 

J’inventerais des autrefois

 

Pour que l’histoire n’ai plus de mal

 

N’ai plus de deuil à résumer.

 

Et ta tristesse…

 

Ta tristesse…

 

S’enterrera dans nos mémoires.

26 avril 2008

Frimas d’eau…tonne

Publié par evidencepoetique dans PLUME ATTRISTEE

Que fait-on de ces jours où le silence est aux aboies
Où l’ignorance et l’erreur nous ressemblent un peu
Quand les secondes s’enlacent dans un grand lit froid
Et que l’horizon même fait la gueule pour deux.
Que fait-on des questions qui poursuivent leur route
De nos cœurs à nos pieds en passant par nos doigts
Quand elles font de notre âme, un gris de goutte à goutte
Et que plus rien n’a de chair, pas même l’autrefois.
Lorsque s’écrivent des riens vautrés sur le papier
Truquant une raison pour un brin d’évidence
Que l’encre s’écoule qu’en des veines vidées
Qu’en des lignes, des rides voilées de carence.
La solitude
Elle a bon goût et fière allure quand elle se brandit
Qu’elle secoue les arrêtés qui jonchent nos pensées
Lorsqu’elle se pose sur le bord de nos ennuis
Qu’elle arpente le souffle et l’envie inspirée.
Mais quand elle travaille à fourmiller dans nos mains
Qu’elle s’empare du corps, ce vide, l’enveloppe
Que fait-on de ces jours où le disque, en refrains
Se raye et se consume à coup de spleen, à coup de clopes.
Et tous ces gestes qui se regardent par trop d’habitudes
Qui se toisent au fond des yeux, au fond de l’angoisse
A chercher la survie déjà morte d’incertitude
Pendant que le banal se rature et se froisse.
Oui que fait-on de ces riens qui s’additionnent
De ce point qui au final se perd et s’interroge
S’exclame, se suspend au vide qui résonne
Quand d’un rictus, le temps nargue dans l’horloge.
On s’ennuie d’être et d’avoir été
D’y croire encore un peu, même en souffrant
On sèche le mal, on sèche l’étais
Ça ressemble à ça aujourd’hui trop présent
Ça ressemble à ces jours ça ressemble un peu à rien
Ça ressemble à ma peau trop sèche d’aimer

Ça ressemble à l’orage qui rêve à demain.

26 avril 2008

Délivrance

Publié par evidencepoetique dans PLUME SENS DESSUS-DESSOUS

Lorsque le silence lira l’écho d’un bruit d’aile
S’envoleront en rires tous les fous d’éclats.

Pieds et âmes liés épèleront le glas
Voguant tel l’Amer sur un champ d’éternelles.

Il n’est point d’horizon qui couvre vos cheveux
Ni de doigts impatients déposés sur vos lèvres.

Des masqués de secrets… se dénude l’orfèvre
Au tourné de ce vent le voile n’a pas d’yeux .

De courbes déformées aux galbes confessés
Le songe se consomme en croquis d’écriture.

Le poème est dessin à qui boit sa blessure
Le poète est chagrin à qui tait l’éclairé.

Nul n’a le temps pour don, ni le coeur ignorance
Quand les cris du silence ont les doigts tachés d’encre.

Alors assisterez aux aveux qui s’échancrent
A l’amor d’une plume accouchant sa naissance.

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